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Culture générale & Sciences de gestion

 Culture générale & sciences de gestion

 

De la culture générale en général et en milieu professionnel en particulier – Sa place dans les programmes de L’École de commerce de Lyon

Pour sa rentrée 2017, l’École de Commerce de Lyon affirme sa volonté de mettre la Culture Générale en avant dans l’ensemble de ses formations. Facteur de développement personnel, la culture générale concerne tout un chacun ; dans le cadre des missions de notre école, son application s’oriente ici vers nos étudiants, dans le cadre de nos objectifs de formation vers des métiers d’organisation, d’encadrement et de stratégies (cadres, agents de maîtrise).

Ce qu’est la culture générale :

La culture générale, c’est la culture tout court. En avoir, c’est tout simplement « être cultivé. »

Sa première définition dans le Dictionnaire de l’Académie (1932-1935) l’identifie comme « l’ensemble de connaissances générales sur la littérature, l’histoire, la philosophie, les sciences et les arts, que doivent posséder, au sortir de l’adolescence, tous ceux qui forment l’élite de la nation ». Sa définition actualisée en 1992 voit éliminée son application réduite à la seule élite post-adolescente, ouvre le champ des disciplines concernées (au droit, aux techniques, etc.) et précise qu’elle permet  « à la fois les associations d’idées et l’exercice du jugement ».

Ce que permet la culture générale pour un étudiant :

Retenons donc d’abord ces deux éléments :

  • La culture est utile, voire indispensable, à la réflexion et à l’exercice du jugement,
  • Elle est nécessaire, sinon à une élite, à qui prétend avoir des responsabilités.

Au-delà de l’intérêt premier d’acquisition de connaissances que tout le monde identifie aisément lorsqu’on parle de développement culturel, l’étudiant qui se cultive développe sa capacité d’apprentissage, de recherche, de qualification et de hiérarchisation de l’information et de ses sources, de compréhension,… Il s’interroge, aiguise son esprit d’analyse et de synthèse. Se laissant entrainer par sa curiosité ou sur l’injonction (suggestion) de tiers, sur des thèmes pour lesquels il n’imagine pas avoir d’affinité, il fait preuve d’ouverture d’esprit, mesure et met en perspective l’étendue de son savoir, de ses lacunes, et développe la socratique connaissance de soi et l’humble conscience de son ignorance qui l’accompagne. Par les idées contradictoires auxquelles elle confronte, la culture aiguise le sens et la vertu du dialogue, de la mesure, de l’assimilation et de la compréhension de la pensée d’autrui. Se faisant, elle facilite pour nos étudiants leur ouverture aux autres qui compte au nombre des vertus capitales prônées par notre école.

La culture générale à l’école :

La culture générale ne fait pas clairement partie de l’arsenal traditionnel des enseignements scolaires, particulièrement dans les cycles supérieurs : organisés dans une dynamique applicative, les enseignements sont, en effet, généralement centrés sur des savoirs et techniques mesurables et professionnellement définissables. Pour une École de commerce, on qualifie les apprentissages comme étant ceux des Sciences de Gestion. Pour autant, la culture générale est attendue en prérequis : elle fait (ou faisait selon les écoles[1]) partie des savoirs évalués lors des concours d’entrées aux « Grandes Écoles » de la République. À ce titre, elle est enseignée dans les classes préparatoires à ces concours. Toutefois, un biais en réduit le champ puisque la culture générale concerne alors presque exclusivement des savoirs logiquement applicables dans les autres matières : Économies, Géopolitique, Histoire,… Il s’agit de vérifier que les candidats ont un socle de connaissance suffisant pour être en mesure de suivre les enseignements à venir.

Pour les classes de BTS, en revanche, les autorités ont institué pour ces diplômes nationaux une intéressante matière commune à toutes les spécialités de « culture générale et expression »  qui cumule les objectifs d’un cours de français, tout en engageant les étudiants vers des exercices d’ouverture et de réflexion propres à forger les capacités attendues d’un citoyen.

« Le but de l’enseignement du français dans les sections de techniciens supérieurs est de donner aux étudiants la culture générale dont ils auront besoin dans leur vie professionnelle et dans leur vie de citoyen […]. La culture générale est développée par la lecture de tout type de textes et de documents (presse, essais, œuvres littéraires, documents iconographiques, films) en relation avec les questions d’actualité rencontrées dans les médias, les productions artistiques, les lieux de débat [afin de ]
créer une culture commune chez des étudiants arrivant d’horizons scolaires variés ;
développer la curiosité des étudiants dans le sens d’une culture générale ouverte sur les problèmes du monde contemporain (questions de société, de politique, d’éthique, d’esthétique) ;
développer le sens de la réflexion (précision des informations et des arguments, respect de la pensée d’autrui, formation à l’expression d’un jugement personnel) en proposant des textes et documents de qualité en accord avec les compétences de lecture du public concerné[2]. »

Les enjeux de la culture générale à l’école se heurtent à la difficulté de son amplitude potentielle et de son évaluation. Elle ne peut se contenter d’être une succession de savoirs descendants, transmis de « maitre à élève » et ne peut s’évaluer comme un contenu de savoirs. N’être pas quantifiable ne la rend pourtant pas moins pertinente.

De la culture générale en entreprise :

Pour enfoncer les portes ouvertes, avoir de la culture servira à coup sûr à alimenter les conversations à la machine à café avec sa chef de service, le délégué du personnel ou la secrétaire de direction influente. Heureusement, ce n’est pas tout. La culture générale amplifie les compétences, favorise l’employabilité ou la mobilité. Les professionnels qui s’expriment sur la question trouvent chez un collaborateur cultivé les qualités fondamentales d’un manager ou d’un commercial de confiance : écoute, dialogue, ouverture d’esprit, pédagogie, force de conviction, respect. La culture favorise les interactions, augure d’une adaptabilité accrue à des environnements diversifiés, fréquemment multiculturels, internationaux, globalisés. En outre, le salarié ou le cadre cultivé, ouvert, curieux opère une prise de hauteur,  compare, manifeste la réflexion nécessaire à l’action ; il peut, par des apports alternatifs, disruptifs, se montrer original, imaginatif, créatif. Autant de compétences prisées des employeurs au titre de « soft skills.» Les cabinets de recrutement ne s’y trompent pas : les questions liées tant au avoir-être qu’à la culture et la richesse de l’esprit sont largement intégrées dans les protocoles d’évaluation qu’ils proposent. D’un point de vue managérial également, « la culture générale doit s’affirmer comme une priorité des entreprises, notamment en tant que facteur d’intégration, d’amélioration de la performance et du bien-être des collaborateurs[3]. »

Elle est aussi un enjeu déterminant de modernisation et de renouvellement de nos entreprises dont les savoir-faire techniques sont concurrencés tant par des pays émergents que par l’essor de l’intelligence artificielle : « la robotisation n’épargnera que les emplois faisant appel à la création, l’inventivité et la plasticité; autant de compétences qui trouvent leur source dans la culture générale[4]. »

Comment enseigner la culture générale ?

Plus que « donner aux étudiants la culture générale »  comme propose de le faire le texte de référence des BTS, notre objectif est d’inciter à la culture, de susciter la curiosité, la démarche et les reflexes de constitution d’une culture solide sur laquelle nos étudiants pourront s’appuyer au moyen de diverses pratiques :

Savoirs transverses : Chaque enseignant et /ou intervenant auprès de nos étudiants est sensibilisé à l’importance de consacrer quelques minutes à pousser plus loin, autant que faire se peut, la recherche sur un concept abordé, de soulever les lacunes qui apparaissent, l’importance et la facilité de les combler, d’identifier des champs de réflexions parallèles ouverts par le sujet, ses liens avec l’actualité. Un regard est posé lors du rendez-vous suivant sur les résultats de la démarche.

Échanges / rencontres : Les valeurs philosophiques de l’école de bienveillance, d’attention, d’écoute, de partage, la dynamique multiculturelle de nos recrutements internationaux, le sens du réseau et l’esprit de corporation demandés à nos étudiants  incitent à opérer un transfert de cultures, de pratiques et de connaissances entre l’ensemble des acteurs de la structure. Cette vocation est clairement exprimée à chacun.

Événements : Les évènements organisés par l’école, éléments fondamentaux intégrés à notre pédagogie, alimentent eux aussi les opportunités de rencontre, de confrontation, d’application et de découverte. Ces évènements ont vocation à s’ouvrir d’avantage vers des contenus plus culturels (expositions, visites, spectacles). Au même titre que dans les enseignements, chaque évènement, fût-il de pur loisir, devrait être prétexte à ouvrir vers de la réflexion (technique, organisationnelle, sociologique,…)

Conférences : Les conférences organisées par l’école, orientée selon quatre axes (Politique, économie, juridique et culture), font l’objet d’une préparation et d’un bilan afin de permettre à nos étudiants d’en tirer le meilleur parti. Chaque interlocuteur de l’école est informé des objectifs et contenus pour les intégrer et les interpréter dans son champ d’intervention et confronter les étudiants à une multiplicité d’intérêts de ces rencontres.

Par ailleurs l’école pourrait ouvrir ces espaces à des manifestations extérieurs (cercles culturels,  think-tanks, lectures, expositions) pour densifier et diversifier l’offre.

Cours fondamentaux sur les socles culturels : Les connaissances culturelles s’appuient sur des socles dont ne disposent pas nécessairement notre population étudiante en raison de la diversité de leur provenance et parcours. Ces éléments sont abordés avec eux tout au long de leur cursus lors de cours dédiés.

Travaux pratiques / Mises en situation : Exercices variés nécessitant recherche, qualification des sources, lecture, analyse, synthèse, formulation, adaptation, débat, argumentation jalonnent chaque année…

Mémoire, site web et Business plan : La culture générale est une composante affirmée des travaux annuels de chaque étudiant, exprimée par la pertinence, la qualité, la force de persuasion mises en œuvre dans leurs recherches et présentations.

 

[1] Dès 2007, certains concours administratifs suppriment l’épreuve de Culture générale ; en 2012, c’est Sciences-po qui à son tour supprime l’épreuve de son concours d’entrée.

[2] « Objectifs, contenus de l’enseignement et référentiel des capacités du domaine de la culture générale et expression pour le BTS, » Bulletin officiel n° 47 du 21 décembre 2006 [http://www.education.gouv.fr/bo/2006/47/MENS0602787A.htm]

[3] Muriel Jasor, « Denis Kessler : “La culture générale fonde le management humain,” » Les Echos, 29/04/09 ; Olivier Babeau & Coline Debayle, « La culture générale des salariés doit devenir une priorité », Les Echos, 24/01/2017.

[4] Babeau, Debayle, op cit.

 

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